
De la douleur de la Croix à la gloire de la Résurrection. Tel est le message fondamental que Jésus a transmis à ses disciples en ce dimanche, qui relate la Transfiguration de notre Seigneur Jésus-Christ, après leur avoir annoncé sa Passion et sa Mort sur la croix. Dans ce même épisode, Dieu le Père révèle Jésus-Christ comme son Fils bien-aimé, celui à qui nous devons prêter attention. Nourris par sa Parole, nous contemplerons la gloire de son visage rayonnant de joie.
La première et la deuxième lecture, quant à elles, nous parlent de l’appel de Dieu à une vie sainte (deuxième lecture), qui exige de renoncer à tout pour suivre cet appel. Abraham, notre père dans la foi, nous est proposé en modèle : il quitte sa terre en ayant une confiance totale en Dieu (première lecture), ce qui nous indique que nous devons nous laisser conduire par le Christ où qu’il veuille nous mener, quelles que soient les difficultés de ce chemin, afin de vivre la transformation divine qu’il promet à chacun de nous.
Dieu le Père nous a donné un conseil précieux : écouter son Fils bien-aimé. En Jésus-Christ, notre Seigneur, Dieu parle à tous les hommes et à toutes les femmes ; et par l’Église, sa voix résonne à travers les âges. Comme l’écrivait clairement saint Jean-Paul II :
L’Église n’a de cesse d’écouter ses paroles. Elle les relit sans cesse. Avec la plus grande dévotion, elle reconstitue chaque détail de sa vie. Ces paroles sont entendues aussi par les non-chrétiens. La vie du Christ parle également à beaucoup de ceux qui ne peuvent répéter avec Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). Lui, le Fils du Dieu vivant, parle aussi aux hommes comme Homme : c’est sa vie qui parle, son humanité, sa fidélité à la vérité, son amour universel. De plus, sa mort sur la Croix parle – c’est-à-dire la profondeur insondable de sa souffrance et de son abandon. L’Église ne cesse de revivre sa mort sur la Croix et sa résurrection, qui constituent le contenu de sa vie quotidienne… L’Église vit son mystère, s’y insuffle sans relâche et cherche continuellement les moyens de porter ce mystère de son Maître et Seigneur à l’humanité – aux peuples, aux nations, aux générations futures et à chaque être humain.
(Saint Jean-Paul II, Redemptor hominis, 7).
En ce deuxième dimanche de Carême, prions pour avoir la grâce d'écouter la voix de Dieu sans douter.